LE DONNEUR DE BAIN
Thème : "Le monologue Shakespearien" 11 juillet 2010

Voilà un moment que je n'avais plus mis à jour mon blog. Je répare cet erreur avec une petite revue théâtrale récente puisqu'elle date de vendredi dernier.
De Dorine Hollier
Mise en scène par Dan Jemmett
Avec Charles Berling, Barbara Schultz, Bruno Wolkowitch, Alain Pralon, Dimitri Rataud, Marie Denarnaud et Geoffrey Carey


Voici une pièce que j'avais posé à mon agenda il y a déjà un sacré moment mais que j'avais systématiquement repoussé. Etant donné que les deux dernières représentations était vendredi et samedi j'ai donc opté pour vendredi et fait un tour au théâtre Marigny.
Cette pièce est une réussite, elle mêle réflexion sur la condition humaine sur fond d'intrigue amoureuse le tout dans le huis-clos d'un immeuble.
Les décors de Dick Bird sont ingénieux. Au centre de la scène se dresse l'immeuble qui tourne suivant dans quelle pièce se situe l'intrigue.
La pièce est très rythmée et les acteurs sont tous systématiquement sur la scène ce qui permet de n'avoir aucune coupure. On ne s'ennuie pas une seule seconde et les acteurs sont magnifiques notamment Bruno Wolkowitch qui joue le rôle d'un savant fou qui rappelle également le Quasimodo de Victor Hugo.

Synopsys : 1878, Pierre Marie Magdeaine occupe la profession de donneur de bains. Il a de nombreux clients dans un immeuble parisien occupé notamment par Céleste, prostitué de son état qui a pour client la quasi totalité de l'immeuble. En plus de laver leur corps, le donneur de bain leur sert également de psychanalyste ou de prêtre.
LE VOYAGE DE FéLICIA
Thème : "Quatrième de couverture" 21 mars 2010

Après Lucie, c’est donc le deuxième roman de William Trevor que j’entame (Mauvaises nouvelles étant un recueil de… nouvelles et un genre un peu différent). Je suis moins rentré dans l’histoire que Lucie. Peut être parce que l’histoire de Felicia est malheureusement classique, beaucoup plus que celle de Lucie. De plus l’histoire se passe de nos jours tandis ce que Lucie se passe sur une plus longue durée et commence dans les années 20.

Félicia est une jeune fille irlandaise qui vit avec son père, ses frères et son arrière-grand mère dont elle partage la chambre. A la faveur du mariage de son frère, elle rencontre un certain Johnny Lysaght. Bien que plus âgé qu’elle, Johnny et Félicia deviennent amant. Mais voilà, Johnny repart en Angleterre en ne laissant qu’une ville et une usine où il travaile. Enceinte Félicia part pour l’Angleterre le rejoindre. Sa quête de retrouver l’être aimé, va lui faire rencontrer l’inquiétant Hilditch, vieux gros célibataire, ami des âmes en peine.

Le roman croise les destins de ces deux êtres, Félicia qui se perd en cherchant son premier amour et Hilditch dont on a du mal à savoir qui il est vraiment et qu’elles ont été ces véritables relations avec les jeunes filles dont il ne cesse de se souvenir.

Le roman reste tout de même dans la lignée des William Trevor que j’ai vu. Mélancolique, triste et sans espoir de rédemption pour les personnages.
MAUVAISES NOUVELLES
Thème : "Quatrième de couverture" 21 mars 2010

Ayant eu quelques petits problèmes ce dernier mois, je n'ai pas eu le loisir (ni l'envie) de mettre à jour mon blog. Je rectifie cela aujourd'hui avec plusieurs articles donc mes dernières lectures.

Deuxième lecture de William Trevor et cette fois-ci, c’est un recueil de nouvelles. En effet l’auteur irlandais est considéré comme l’un des meilleurs écrivains de nouvelles irlandais.
Cet ouvrage rappelle énormément Lucie (du même auteur) puisque les personnages de ces nouvelles ont la même aptitude à trouver la solitude au bout du chemin.

Mrs Silly
Mère célibataire (son mari est parti avec une femme plus jeune), elle élève son fils Michael jusqu’au jour où le père de l’enfant l’inscrit dans une grande institution britannique. Pour Michael, c’est la découverte d’un monde plus huppé et la honte lorsque sa mère, ouvrière, vient le voir et fait gaffe sur gaffe.

Les vierges
Deux anciennes amies se rencontrent par hasard à Sienne. Elles se sont connus en Irlande pendant la guerre et devinrent rapidement les meilleures amies du monde. Mais la rencontre avec un de leurs voisins va provoquer leur éloignement.

Miss Smith
Miss Smith est une enseignante qui a tout pour être heureuse. Elle a un mari, un enfant, elle adore ses élèves sauf James qui est en secret amoureux d’elle. Son jeune élève va tout faire pour attirer l’attention de sa maitresse.

Ispahan
Deux touristes britanniques se rencontrent à Ispahan où ils voyagent seuls. L’amour sera-t-il au rendez-vous ?

Le Dancing des Idylles
La seule nouvelle vraiment « irlandaise » du roman. Bridie est une femme de 37 ans qui a tout sacrifié pour s’occuper de son père unijambiste après la mort de sa femme. Elle l’aide à s’occuper de la ferme familiale. Son seul loisir est sa sortie du samedi soir au Dancing. Là se retrouve tous les laissés pour compte qui ne sont pas partis travailler en Angleterre.

Thé dansant
Poppy et Alice sont amis de longue date alors que tous les oppose. Poppy plait et a déjà eu une aventure alors qu’Alice est plus réservé et plus fidèle. Elles vont, à l’insu de leur mari, au Thé Dansant et vont y faire une rencontre qui va bouleverser la réservée Alice.

L’Angleterre de Félicia
Cette nouvelle en regroupe en faite trois. Elle parle de Matilda à trois moments de sa vie : l’enfance, l’adolescence et sa vie adulte. La nouvelle se déroule dans la campagne anglaise où les familles vivent et souffrent d’autant plus quand la guerre s’en mêle.
J’ai beaucoup aimé ce recueil qui correspond bien à mon état plein de mélancolie et de tristesse moment. Les personnages de ces nouvelles souffrent et ne trouvent jamais le bonheur, mais le recherche t’il vraiment ?
AGORA
Thème : "La dernière séance" 10 janvier 2010

Parmi mes bonnes résolutions de l'année c'est de retourner au cinéma. Ayant raté l'an dernier énormément de film (notamment Walkyrie et Inglorious Bastard), j'ai fait ma petite liste des films à aller voir. Premier sur la liste à sortir, Agora d'Alejandro Amenabar.

Synopsis
La vie de la philosophe et mathématicienne grec Hypatie sur fond de montée au pouvoir des chrétiens dans la ville d’Alexandrie et la destruction de la grande bibliothèque.

Hypatie enseigne au sein de la grande bibliothèque d’Alexandrie dont son père est le directeur. Sa vie est tournée vers ses recherches et l’enseignement à ses élèves. Elles repoussent systématiquement ses prétendants dont un de ses disciples, Oreste. Un de ces esclaves, Davus est lui aussi amoureux en secret de sa maitresse. Mais la ville d’Alexandrie est sous influence de deux religions : judaïsme et christianisme.

Le film traite de la montée en puissance du christianisme à Alexandrie tout en laissant une grande part sur les travaux d’Hypatie qui aurait été la première à avancer suivant les travaux d’Aristote que la terre tourne autour du soleil et qu’elle émet une ellipse autour de ce dernier.

Le film est également très critique envers la religion (au travers du catholicisme qui est montré du doigt ici) avec des comparaisons avec le nazisme où les intégristes musulmans d’aujourd’hui.

Le réalisateur nous offre ici un film intéressant qui met en avant l’un des premiers grands personnages féminin de l’histoire. Personnage très peu connu également mais qui est très intéressant. Rachel Weisz (la momie 1 et 2, Stalingrad, The constant gardener) est très convaincante dans le rôle d’Hypatie prouvant une fois de plus qu’elle est à l’aise dans des genres très diverses.
LUCY (THE STORY OF LUCY GAULT)
Thème : "Quatrième de couverture" 06 janvier 2010

Toujours dans l’optique de choisir des livres au hasard à la bibliothèque de la ville où je travaille, j’ai choisi cette fois-ci pour les vacances en flânant dans le rayon Roman un livre d’un auteur irlandais William Trevor.

Quatrième de couverture : Une gamine refuse de suivre ses parents à l’heure de s’exiler hors d’Irlande, disparait… puis revient dans la maison familiale désertée par ses habitants d’hier. Elle comprend bientôt qu’elle a voulu cette vie orpheline, que quelque chose en elle refuse ce que les autres appellent le bonheur – et finit par dire non à l’amour lorsqu’un jour il frappe à sa porte.

Grosse claque que ce roman et gros coup de cœur. Je l’avais choisi car l’action se passait en Irlande et j’ai accroché plus que je ne pouvais l’imaginer. L’histoire sur un petit siècle de la famille Gault et de la tragédie qui la touche est touchante et mélancolique. Le livre parle de la solitude, de l’attachement à son pays d’une petite fille qui refuse tout bonheur pour se punir le tout sous fond d’Irlande pris dans une guerre d’indépendance. Un bon choix si vous êtes en panne de lecture et que vous avez une âme romantique contrariée comme moi. A noter que ce roman est le premier qui m’a redonné une véritable envie d’écrire.
MANGEZ-LE SI VOUS VOULEZ
Thème : "Quatrième de couverture" 29 décembre 2009

La lecture de ce livre était prévue depuis Montespan. Ce fût chose faite pendant les fêtes.

Quatrième de couverture : Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune Périgourdin intelligent et aimable, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin.
Il arrive à destination à quatorze heures. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l’aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé.
Pourquoi une telle horreur est-elle possible ? Comment une foule paisible peut-elle être saisie en quelques minutes par une frénésie aussi barbare ?

Je l’ai lu extrêmement vite car l’histoire est franchement déplaisante et gore (surtout quand on sait que c’est une histoire vrai). Néanmoins Jean Teulé parvient à faire le récit du chemin de croix d’Alain de Monéys d’une façon assez légère voir souriante par moment. Chaque chapitre reprend une étape de la barbarie du jeune élu. A éviter cependant si vous êtes sensible à la torture (la qualité du livre n'est pas remise en cause, simplement l'histoire en elle-même n'est pas à la portée du premier venu).
LA SéPARATION
Thème : "Quatrième de couverture" 28 décembre 2009

J’ai lu ce livre en octobre après Montespan mais comme je n’avais pas fini le blog, sa revue est un peu passée à la trappe. Voici ce (grand) oubli rectifié.

Quatrième de couverture : Que s'est-il réellement passé dans la nuit du 10 au 11 mai 1941, cette nuit où Rudolf Hess s'est envolé d'Allemagne pour négocier la paix avec la Grande-Bretagne ? Son avion a-t-il été abattu par la Luftwaffe ? Hess a-t-il réussi sa mission sans en informer Adolf Hitler ? Et pourquoi, dans certains documents d'archives, la guerre semble-t-elle s'être prolongée jusqu'en 1945 ? C'est à toutes ces questions que va tenter de répondre l'historien Stuart Gratton ; notamment en s'intéressant au destin exceptionnel de deux frères jumeaux, Joe et Jack Sawyer, qui ont rencontré Hess en 1936 aux Jeux olympiques de Berlin.

Le choix de ce livre s’est porté sur son sujet principalement, à savoir la seconde guère mondiale. Christopher Priest a écrit ce roman comme une enquête d’un historien (Stuart Gratton) désirant écrire un livre sur la nuit du 10 au 11 mai 1941. Une partie des faits sont vrais, certains personnages également mais la plupart sont des créations de l’auteur et certains faits sont romancés. Cela permet au lecteur d’avoir un véritable ROMAN historique et non un stricto senso livre d’histoire de cette nuit là. Au final une façon très plaisante de découvrir un fait pas assez connu de la Seconde Guerre Mondiale.
L'ARBRE VA TOMBER
Thème : "La dernière séance" 27 décembre 2009

James Cameron est donc sorti de sa retraite. Près de douze ans après Titanic, le réalisateur qui ne possède que des succès à son actif a donc achevé son projet qu’il murie depuis quinze ans. Une sorte de space opera écolo qui est diffusé en 3D.

Synopsis
L’humanité a épuisé les ressources que la terre pouvait lui apporter et doit trouver d’autres ressources. Il les trouve avec un nouvel élément, l’unobtainium que l’on trouve sur l’une des planètes du système Alpha Centauri : Pandora. Problème cette planète est déjà habité par plusieurs formes de vie notamment les Na’vi, des humanoïdes qui vivent en harmonie avec la nature et les autres espèces animales. Le principal gisement est situé sous l’arbre qui accueille la cité des Omaticayas.

Jake Sully remplace son frère, brutalement décédé, dans le programme avatar. Ce programme a été créé pour trouver une solution pacifiste au conflit qui oppose humains et Na’vi. Les avatars sont des copies d’êtres humain mais possédant un physique Na’vi et piloté par un cerveau humain connecté à une machine. Sa rencontre avec Neytiri, la fille du chef du clan va l’obliger à revoir ses priorités.

Avatar est un film à grand spectacle, voir le film en 3D (attention le film n’est pas diffusé dans toutes les salles avec cette technologie) vaut vraiment le déplacement même si on met un moment à s’y habituer. C’est également plus fatigant et il est probable que tous les films ne sortiront pas avec ce système même dans un avenir plus lointain.

Comme de nombreux films avant lui, Avatar s’inspire d’autres œuvres du cinéma notamment du Dernier des Mohicans (notamment avec la romance entre Sully et Neytiri - l’acteur Wes Studi joue d’ailleurs le rôle d’Eytukan, le chef du clan des Omaticayas) ou de la Guerre des Etoiles (comme Georges Lucas, James Cameron a en effet créé une véritable espèce et notamment une nouvelle langue de près de 4 000 mots). Des parallèles sont également possible entre les personnages de Jake Sully et John Dunbar (Danse avec les loups), la partie initiatique de Sully chez les Na’vi avec le téléfilm Dinotopia et les montagnes en apesanteur avec les films d’animation d’Hayao Miyazaki.

Le film tombe par contre dans le cliché concernant certains personnages (notamment le colonel de l’armée et le représentant des investisseurs qui ont permis de financer la mission) mais on passe vite devant la beauté des paysages et l’intérêt de découvrir une nouvelle culture.

C’est donc un excellent moment que vous passerez sauf si vous êtes reboutés d’avance par la science-fiction bien entendu.
OLDELAF FêTE NOëL (SANS MONSIEUR D)
Thème : "Chante pour ça" 21 décembre 2009

Nous savons désormais pourquoi le Président de la République a convoqué pas plus tard qu’aujourd’hui le président de la SNCF ainsi que le directeur d’Eurostar. En effet grand fan d’Oldelaf & Monsieur D (il se murmurerait que sa chanson préférée serait Trahi), Nicolas Sarkozy ne pouvait admettre qu’un des piliers du groupe soit bloqué sous la mer alors qu’il devait assurer les concerts de noël à la péniche El-Alamein.

Olivier et Firmin ont donc fait appel à des amis pour nous faire passer un excellent moment. Chloé Lacan, Vincent Moya, Bruno Garcia, Arnaud Joyet (des Joyeux Urbains) entre autres ont donc assuré le spectacle avec Olivier et Firmin. Cela a permis d’avoir un spectacle littéralement différent des précédents avec des chansons que personnellement j’avais moins entendu en concert (Mou, Bérénice).

Nous avons également pu entendre deux morceaux de l’album pour enfant d’Oldelaf « Bêtes et méchants ». La première partie étant assurée par Chloé Lacan toujours aussi efficace pour permettre de chauffer la salle.

C’était pour ma part la dernière fois que je les voyais en concert (pour de bon cette fois). Il est dommage que cela se soit fait à la Péniche. Je ne déteste pas le lieu mais il est trop petit et on finit toujours assis le cul par terre (avec cette fois une chaise dans mon axe direct de vision). Il faudra se consoler avec le DVD live enregistré en septembre qui ne devrait plus tarder pour revivre de bon moment avec Oldelaf et Monsieur D (cette fois !!), à moins que vous ne fassiez parti des chanceux ayant une place pour l’Olympia le 30 janvier.
SEXE, MENSONGES ET THéRAPIE
Thème : "Le monologue Shakespearien" 18 décembre 2009

De Delphine Léonore
Mise en scène par Stéphane Douret
Avec Mezir Mohandi, Marie-Sophie Vulliez, Philippe Cariou et Daphnée Dequatrebarbes


Quoi de mieux pour finir une semaine de boulot qu’un petit passage au théâtre. L’avantage avec le théâtre sur Paris c’est qu’on trouve de tout, pas cher et qui permet de sortir à des heures raisonnables.

C’est donc vers une pièce qui a fait pas mal parlé d’elle que je me suis tourné pour un début de soirée en ce vendredi soir. Accompagné par une amie nous nous sommes dirigés vers la Place de Clichy et le théâtre Méry, salle dans laquelle je n’étais jamais entré mais que je connaissais de nom. La salle est agréable, nous arrivons juste mais comme il n’y a pas grand monde ce soir là nous pouvons nous installer tranquillement au deuxième rang.

Résumé :
Juliette traine Samuel à un week-end de coaching sexuel afin de faire repartir le désir dans leur couple. Oui mais voilà, les deux coachs sont loin d’être les professionnels qu’ils imaginent, Juliette n’a pas dit à Samuel où elle l’emmenait et Samuel a également ces petits secrets.

Le décor est coupé en deux. A gauche une chambre, à droite la terrasse d’un jardin. Les comédiens vont s’en servir à merveille pendant une heure. La pièce est très drôle et on ne voit pas le temps passé. On regrette au contraire qu’elle soit aussi courte.

Si vous cherchez donc un spectacle plaisant tout en étant pas très prenant en temps, foncez tête baissée, vous ne serez pas déçus.
OLDELAF & MONSIEUR D à VAUREAL
Thème : "Chante pour ça" 12 décembre 2009

Il est un parfum spécial qu’ont ces fins de tournées, d’autant quand on sait qu’elles seront les dernières. Pour avoir trop trainé, je ne serais pas au dernier concert à l’Olympia le 30 janvier prochain et je n’avais pu me rendre non plus à la Maroquinerie. C’est donc au forum de Vaureal vers lequel je m’étais tourné avec des amis afin d’assister une dernière fois à ce spectacle si particulier qu’est un concert du groupe Oldelaf & Monsieur D.

On ne peut que plaindre ceux qui ignorent encore ces phénomènes de la chanson française qui ne se prennent tout sauf au sérieux et se régalent à pasticher de Chantal Goya à Mike Brandt en passant par Jean-Jacques Goldman et les Musclés. Ceux qui seraient pris de remords d’avoir raté cela peuvent toujours se rattraper sur leur Myspace ou leur site internet.

Nous débarquons donc par un grand vent et une température polaire dans cette petite ville qu’est Vaureal. Contrairement aux artistes, nous allons directement au bar en face la salle, il fait nuit, on roule depuis une heure et on a quand même bien froid. C’est finalement en terrasse qu’on se pose après que la serveuse est réussie tant bien que mal à allumer le chauffage.

Après cet intermède houblonesque nous faisons la queue pour rentrer dans la salle. Le forum est une salle sympathique, petite mais elle possède des écrans pour ceux qui sont loin de la scène et dotée d’une excellente acoustique (c’est assez rare pour le signaler).

La première partie est assurée par les Rois de la Suède, groupe présentant certains mimétismes avec les stars de la soirée tout en étant beaucoup plus groove musicalement parlant. Ils ont quand même bien chauffé la salle, le temps que les artistes affublés de leur impayable (à notre connaissance il n’a toujours pas reçu un kopek depuis deux ans) stagiaire narcoleptique Firmin rentre en scène et c’est parti pour 1h30 (je n’ai pas chronométré mais ca doit être dans ces eaux-là) de spectacle vivant et toujours aussi agréable. La play-list n’a pas temps évolué par rapport aux spectacles précédents. Cela venant du fait que pas mal de chansons « live » sont sur le dernier album (Samedi, la fête à la prison,…). J’ai quand même pu enfin entendre certaines chansons en live comme Ker Chansonnec et en connaitre de nouvelles comme Playmobil (je me sens comme un boulet Bill).

Bien entendu les irremplaçables sont toujours là Raoul, Nathalie, Le Gros Ours et le Café pour finir ainsi que Petit Pierrot en ouverture ou Rue de Nantes. Certains sketches étant maintenus par rapport aux concerts précédents de 2008/2009.

Nous avons passé au final un excellent moment regrettant qu’il n’y ait pas de suite l’an prochain.
PAROLES ET GUéRISON
Thème : "Le monologue Shakespearien" 27 novembre 2009

De Christopher Hampton
Mise en scène par Didier Long
Avec Barbara Schulz (Sabina Spielran), Samuel Le Bihan (Carl Jung), Bruno Abraham-Kremer (Sigmund Freud), Alexandre Zambeaux (Otto Gros), Léna Bréban (Emma Jung) et Candice Crosmary (l’infirmière)


Hier soir, l’occasion m’était donné d’aller au Théâtre Montparnasse voir Paroles et Guérisons qui a déjà beaucoup fait parler d’elle dans le petit monde du théâtre parisien, de part son thème et surtout son casting.

D’abord un petit résumé de l’intrigue (qui n’est pas le mot le mieux choisi pour ce que c’est, je vous l’accorde) :

En 1904, Sabina Spielrein est admise comme patiente dans l’Hôpital où travaille le Docteur Jung. Les symptômes de la jeune femme en font un sujet d’expérience idéal pour le médecin afin de tester la nouvelle thérapie par la parole mis au point par Freund : la psychanalyse.

La pièce traite des rapports entre ces trois personnages. Ces derniers se rapprochent puis se séparent au grès des années sur fond de psychanalyse (les trois personnages étant des personnalités de cette discipline) Car la pièce se déroule sur une durée de dix ans ce qui a nécessité une certaine ingéniosité sur la façon d’aborder les transitions d’une scène à une autre ainsi qu’un décor très original où les murs sont en fait les faces d’un cube où chaque face s’avèrera un élément de décor.

On en sort ravi, cela donne même envi de se replonger dans les bouquins sur la psychanalyse de Jung voir de Freud. Au final un excellent moment et une bonne idée de sortie pour ceux désirant aller aux théâtres.
UNE FEMME SOUS CONTRôLE
Thème : "Quatrième de couverture" 24 août 2009

J'ai choisi ce polar complètement aléatoirement. Etant éloigné du milieu du livre depuis quelques années, je ne connaissais pas l'auteur. J'ai particulièrement apprécié ce roman. Le complot se trame dans les milieux de la finances et des nouvelles technologies et malgré quelques incohérences par rapport à la réalité mise sciemment par l'auteur, l'enquête est très prenante.

Quatrième de couverture : Sidney Archer est une séduisante et brillante avocate d'affaire dont tout réussi. Mariée à un homme tout aussi brillant, ils ont ensemble une petite fille de deux ans et coule des jours heureux jusqu'à ce que ce dernier meurt dans un accident d'avion. Pourtant le doute va très vite s'installer dans l'esprit de Sidney Archer. Son époux est-il vraiment mort dans l'accident d'avion ? Est-il le criminel que le FBI traque ? L'héroïne va rapidement se retrouver au centre d'une machination ayant de multiple ramification.

L'auteur centre l'histoire autour de deux personnages principaux, de sorte que le sort du mari soit impossible à connaître avant la toute fin du roman. On tombe rapidement sous le charme de cette femme comme la plupart des protagonistes de l'histoire. J'ai avalé ce polar très rapidement alors que je n'étais pas un habitué de ce genre de littérature auparavant. Un bon produit pour les adeptes du genre et un bon moyen d'appréhender le genre pour les novices, à condition de ne pas être rebuté par les détails techniques du monde bancaire et des nouvelles technologies.
MONTESPAN
Thème : "Quatrième de couverture" 10 août 2009

J'ai fini assez rapidement ce troisième Jean Teulé. Plus imposant que les deux derniers ont m'en avait pas mal parlé et le fait que l'auteur, que j'avais apprécié à travers Le magasin des suicides et les théories de la gravité, aborde une période de l'histoire de France n'était pas pour me déplaire.

Je me suis donc plongé avec plaisir dans l'histoire du , Marquis de Montespan dont la femme Françoise Athénaïs est autrement plus connu que son époux.

Quatrième de couverture : Marquis de Montespan rencontre lors d'une audience, Françoise de. Il va tomber très amoureux de cette femme et lui demande de l'épouser peu de temps après leur rencontre. Les besoins de son épouse vont rapidement avoir raison des finances du Marquis qui va tout faire pour combler ses dettes et maintenir le niveau de vie de sa femme. Ses tentatives vont rapprocher la marquise de la cour jusqu'à ce qu'elle devienne la favorite de Louis XIV.
Alors qu'à l'époque les cocufiés par le roi prenait la chose comme une bonne nouvelle de par les nombreux avantages qu'ils peuvent en tirer, lui ne va cesser de demander réparation et le retour de sa femme. Il va alors s'attirer les foudres de sa majesté.

J'ai très rapidement visualisé le personnage principale comme le comédien Daniel Auteil (et je ne suis pas le seul visiblement). J'ai appris depuis que le comédien avait accepté le rôle dans l'adaptation de ce livre que j'attends désormais avec impatience.
JEAN TEULé
Thème : "Quatrième de couverture" 20 juillet 2009

C'est donc avec Jean Teulé que j'ai repris un livre en main. En l'occurrence deux livres. L'auteur est revenu plusieurs fois à mes oreilles à l'occasion de discussion ici ou là ou de lecture d'autres blogs comme celui de fée de passage (voir partie sitothèque pour le lien).

Pour débuter, j'avais choisi deux ouvrages courts histoire de reprendre le goût à la lecture de façon légère : le magasin des suicides et les théories de la gravité. J'ai lu les deux extrèmement vite au finale en un week-end. Les prochains seront donc plus longs :)



Le magasin des suicides

Quatrième de couverture : Dans un futur proche où la joie a disparu, un couple et leur deux enfants tiennent un magasin qui vend tout ce qu'il faut pour se suicider. L'arrivée d'un troisième enfant va réintroduire la bonne humeur dans cette atmosphère morose et changer les habitudes et les comportements de tout ce beau monde.

Le livre est bourré d'humour (noir bien sur) et se découvre très agréable à lire.

Les théories de la gravité

Quatrième de couverture : Un lieutenant de police est de garde de nuit lorsqu'il voit entrer dans son commissariat une femme qui vient s'accuser de la mort de son mari violent dix ans auparavant. Les conclusions de l'enquête de l'époque avait conclu à un suicide. S'engage alors une course contre la monte pour le lieutenant afin de convaincre cette femme de renoncer à son projet. En effet au petit matin, le crime sera proscris.

La narration place le lecteur dans la position du commissaire. C'est ainsi qu'on apprend au fil des chapitres l'histoire de cette femme et les raisons qui la pousse à se dénoncer maintenant.

J'ai particulièrement apprécié ce deuxième roman ainsi que son dénouement assez surprenant.
QUANTUM OF SOLACE
Thème : "La dernière séance" 15 novembre 2008

Pour résumé, confirmation du virage pris depuis l'arrivée de Daniel Craig dans le rôle titre et c'est préférable, tout du moins tant que le britannique sera confirmé dans le rôle titre, pour moi il n'aurait aucune légitimité pour faire un Bond qui se rapprocherait des ces prédécesseurs (excepté Thimothy Dalton mais je vais y revenir) et c'est ce que je craignais beaucoup avant la sortie de Casino Royale avant d'être agréablement surpris. Autre point positif, le scénario se déroule juste après le précédent. C'est en quelque sorte une première même si il y avait eu un méchant récurrent sur quatre films par le passé). Seul problème, c'est quelque peu gênant pour suivre l'histoire. J'ai eu quand même un peu de mal à comprendre le cheminement de sa vendetta, bref je le reverrais à tête reposé et je vais pas tout raconter quand même.

Ce nouveau 007 est donc dans la lignée directe du précédent. Craig campe un Bond qui ne fait pas dans la demi-mesure. Violent, froid, il sème chaos et cadavre partout où il passe même si on sent un peu que c'est un chemin qui le ménera au Bond que connaissent les cinéphiles (le Bond des romans de Ian Flemming est lui plus proche du personnage campé par Daniel Craig depuis deux épisodes).
Ce 007 se rapproche également de celui interprété par Thimothy Dalton dans les années 80, notamment dans Permis de Tuer. D'ailleurs pour Anaïs, le fait que Craig ne sourit pas trop n'est pas génant. Le Bond de Dalton dans Permis de Tuer n'est pas drôle non plus. Cela est du à l'histoire même des films. Même remarque pour le Bond interprété par Sean Connery (son dernier officiel) dans Les Diamants sont Eternels. A chaque fois c'est la trame de l'histoire qui le veut. Par contre même remarque qu'après Casino Royale (encore plus maintenant que ce film clôt l'épisode Vesper Lynd), je suis curieux de voir comment ils vont rebondir et je les vois mal continuer sur ce rythme là, sous peine de perdre de la crédibilité quand à l'évolution logique du personnage.

Au niveau des acteurs, ce nouvel opus est presque d'un grand classique. Les Bond tourne habituellement autour de quatre personnages. 007, deux JB girls et un méchant (qui est toujours très bon pour tirer les ficelles mais qui ne sait pas se défendre c'est le cas de Dominic Green bien campé par Mathieu Amalric dans le film). Depuis l'avenement de l'ère Craig, il n'y a plus qu'une femme qui comptent réellement (cela avait déjà été le cas dans Au service secret de sa majesté). Par contre M prend une très grande importance mais cela est le cas depuis les quatre Bond précédents avec Pierce Brosnan. Seul dommage, la disparition de R. John Cleese avait un bon coup à jouer et dans Meurs un autre jour avait pris assez brillament la suite du regretté Desmond Llewelyn (alias Q).

Par contre je suis déçu des rôles féminins. Ils sont plats et sans intérêt. Certains diront que c'est du au personnage de Daniel Craig, mais je crois pas. On sent l'ombre de Vesper Lynd pendant tout le long. Encore une fois une française aura marqué la saga James Bond avec son personnage (après Claudine Auger et Carole Bouquet) et on ne s'en plaindra pas.

Au finale un bon opus (j'ai bien aimé aussi les deux parallèles) qui se réfère à d'anciens épisodes mais qui c'est également pas mal inspiré de ce qui a été fait dans la trilogie Jason Bourne qui s'est terminée l'année dernière.