AGORA
Thème : "La dernière séance" 10 janvier 2010

Parmi mes bonnes résolutions de l'année c'est de retourner au cinéma. Ayant raté l'an dernier énormément de film (notamment Walkyrie et Inglorious Bastard), j'ai fait ma petite liste des films à aller voir. Premier sur la liste à sortir, Agora d'Alejandro Amenabar.

Synopsis
La vie de la philosophe et mathématicienne grec Hypatie sur fond de montée au pouvoir des chrétiens dans la ville d’Alexandrie et la destruction de la grande bibliothèque.

Hypatie enseigne au sein de la grande bibliothèque d’Alexandrie dont son père est le directeur. Sa vie est tournée vers ses recherches et l’enseignement à ses élèves. Elles repoussent systématiquement ses prétendants dont un de ses disciples, Oreste. Un de ces esclaves, Davus est lui aussi amoureux en secret de sa maitresse. Mais la ville d’Alexandrie est sous influence de deux religions : judaïsme et christianisme.

Le film traite de la montée en puissance du christianisme à Alexandrie tout en laissant une grande part sur les travaux d’Hypatie qui aurait été la première à avancer suivant les travaux d’Aristote que la terre tourne autour du soleil et qu’elle émet une ellipse autour de ce dernier.

Le film est également très critique envers la religion (au travers du catholicisme qui est montré du doigt ici) avec des comparaisons avec le nazisme où les intégristes musulmans d’aujourd’hui.

Le réalisateur nous offre ici un film intéressant qui met en avant l’un des premiers grands personnages féminin de l’histoire. Personnage très peu connu également mais qui est très intéressant. Rachel Weisz (la momie 1 et 2, Stalingrad, The constant gardener) est très convaincante dans le rôle d’Hypatie prouvant une fois de plus qu’elle est à l’aise dans des genres très diverses.
L'ARBRE VA TOMBER
Thème : "La dernière séance" 27 décembre 2009

James Cameron est donc sorti de sa retraite. Près de douze ans après Titanic, le réalisateur qui ne possède que des succès à son actif a donc achevé son projet qu’il murie depuis quinze ans. Une sorte de space opera écolo qui est diffusé en 3D.

Synopsis
L’humanité a épuisé les ressources que la terre pouvait lui apporter et doit trouver d’autres ressources. Il les trouve avec un nouvel élément, l’unobtainium que l’on trouve sur l’une des planètes du système Alpha Centauri : Pandora. Problème cette planète est déjà habité par plusieurs formes de vie notamment les Na’vi, des humanoïdes qui vivent en harmonie avec la nature et les autres espèces animales. Le principal gisement est situé sous l’arbre qui accueille la cité des Omaticayas.

Jake Sully remplace son frère, brutalement décédé, dans le programme avatar. Ce programme a été créé pour trouver une solution pacifiste au conflit qui oppose humains et Na’vi. Les avatars sont des copies d’êtres humain mais possédant un physique Na’vi et piloté par un cerveau humain connecté à une machine. Sa rencontre avec Neytiri, la fille du chef du clan va l’obliger à revoir ses priorités.

Avatar est un film à grand spectacle, voir le film en 3D (attention le film n’est pas diffusé dans toutes les salles avec cette technologie) vaut vraiment le déplacement même si on met un moment à s’y habituer. C’est également plus fatigant et il est probable que tous les films ne sortiront pas avec ce système même dans un avenir plus lointain.

Comme de nombreux films avant lui, Avatar s’inspire d’autres œuvres du cinéma notamment du Dernier des Mohicans (notamment avec la romance entre Sully et Neytiri - l’acteur Wes Studi joue d’ailleurs le rôle d’Eytukan, le chef du clan des Omaticayas) ou de la Guerre des Etoiles (comme Georges Lucas, James Cameron a en effet créé une véritable espèce et notamment une nouvelle langue de près de 4 000 mots). Des parallèles sont également possible entre les personnages de Jake Sully et John Dunbar (Danse avec les loups), la partie initiatique de Sully chez les Na’vi avec le téléfilm Dinotopia et les montagnes en apesanteur avec les films d’animation d’Hayao Miyazaki.

Le film tombe par contre dans le cliché concernant certains personnages (notamment le colonel de l’armée et le représentant des investisseurs qui ont permis de financer la mission) mais on passe vite devant la beauté des paysages et l’intérêt de découvrir une nouvelle culture.

C’est donc un excellent moment que vous passerez sauf si vous êtes reboutés d’avance par la science-fiction bien entendu.
QUANTUM OF SOLACE
Thème : "La dernière séance" 15 novembre 2008

Pour résumé, confirmation du virage pris depuis l'arrivée de Daniel Craig dans le rôle titre et c'est préférable, tout du moins tant que le britannique sera confirmé dans le rôle titre, pour moi il n'aurait aucune légitimité pour faire un Bond qui se rapprocherait des ces prédécesseurs (excepté Thimothy Dalton mais je vais y revenir) et c'est ce que je craignais beaucoup avant la sortie de Casino Royale avant d'être agréablement surpris. Autre point positif, le scénario se déroule juste après le précédent. C'est en quelque sorte une première même si il y avait eu un méchant récurrent sur quatre films par le passé). Seul problème, c'est quelque peu gênant pour suivre l'histoire. J'ai eu quand même un peu de mal à comprendre le cheminement de sa vendetta, bref je le reverrais à tête reposé et je vais pas tout raconter quand même.

Ce nouveau 007 est donc dans la lignée directe du précédent. Craig campe un Bond qui ne fait pas dans la demi-mesure. Violent, froid, il sème chaos et cadavre partout où il passe même si on sent un peu que c'est un chemin qui le ménera au Bond que connaissent les cinéphiles (le Bond des romans de Ian Flemming est lui plus proche du personnage campé par Daniel Craig depuis deux épisodes).
Ce 007 se rapproche également de celui interprété par Thimothy Dalton dans les années 80, notamment dans Permis de Tuer. D'ailleurs pour Anaïs, le fait que Craig ne sourit pas trop n'est pas génant. Le Bond de Dalton dans Permis de Tuer n'est pas drôle non plus. Cela est du à l'histoire même des films. Même remarque pour le Bond interprété par Sean Connery (son dernier officiel) dans Les Diamants sont Eternels. A chaque fois c'est la trame de l'histoire qui le veut. Par contre même remarque qu'après Casino Royale (encore plus maintenant que ce film clôt l'épisode Vesper Lynd), je suis curieux de voir comment ils vont rebondir et je les vois mal continuer sur ce rythme là, sous peine de perdre de la crédibilité quand à l'évolution logique du personnage.

Au niveau des acteurs, ce nouvel opus est presque d'un grand classique. Les Bond tourne habituellement autour de quatre personnages. 007, deux JB girls et un méchant (qui est toujours très bon pour tirer les ficelles mais qui ne sait pas se défendre c'est le cas de Dominic Green bien campé par Mathieu Amalric dans le film). Depuis l'avenement de l'ère Craig, il n'y a plus qu'une femme qui comptent réellement (cela avait déjà été le cas dans Au service secret de sa majesté). Par contre M prend une très grande importance mais cela est le cas depuis les quatre Bond précédents avec Pierce Brosnan. Seul dommage, la disparition de R. John Cleese avait un bon coup à jouer et dans Meurs un autre jour avait pris assez brillament la suite du regretté Desmond Llewelyn (alias Q).

Par contre je suis déçu des rôles féminins. Ils sont plats et sans intérêt. Certains diront que c'est du au personnage de Daniel Craig, mais je crois pas. On sent l'ombre de Vesper Lynd pendant tout le long. Encore une fois une française aura marqué la saga James Bond avec son personnage (après Claudine Auger et Carole Bouquet) et on ne s'en plaindra pas.

Au finale un bon opus (j'ai bien aimé aussi les deux parallèles) qui se réfère à d'anciens épisodes mais qui c'est également pas mal inspiré de ce qui a été fait dans la trilogie Jason Bourne qui s'est terminée l'année dernière.